Michaël Duperrin

Out of the blue

  • Lieu :

      Atelier des Artistes

  • Date :

      18/05 – 11/06

 

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Voyage sur les traces d’Ulysse. dans les lieux supposés du mythe de l’Odyssée. ici un bateau de croisière, bateau d’Odysseus ou île des Sirènes ou des Cyclopes
A travel in Ulysses’ steps,where the myth of the Odusseu would have taken place. Hells is a cruiser, Ulysses’ boat, or Siren’s or Cyclop’s island
0033609348289
michaelduperrin@hotmail.com

Voyage sur les traces d’Ulysse. dans les lieux supposes du mythe de l’Odyssee (sur la base des travaux de Victor Berard et Jean Cuisenier en Mediterranee). ici a Palinuro (Italie), une des situations possibles de l’ile des Sirenes. Ces plongeurs évoquent les marins pris au chant des Sirenes. comme ces dernières.
A travel in Ulysses’ steps, where the myth of the Odyssey would have taken place (based on Victor Berard’s and Jean Cuiisenier’s works in Mediterranean sea). Here in Palinuro (Italy), one of the possible locations of the Siren’s Island. These divers evoke the sailors captivated by the songs of the Sirens , as well as the Sirens themselves

L’Odyssée est l’histoire d’un homme mû à la fois par le désir du retour chez lui et par une insatiable curiosité qui le pousse à faire des détours et rencontrer l’autre. Ulysse tient les deux bouts de son désir, même si le prix en est dix années d’errance. Si cette vielle histoire nous parle encore, c’est qu’elle traite de questions universelles particulièrement d’actualité : l’identité, l’altérité, l’hospitalité. Michael se rend dans les lieux supposés des aventures d’Ulysse, en tissant des correspondances entre passé mythique et réalité présente. Il s’agit d’explorer le réel par le prisme de l’épopée pour questionner le présent et interroger le mythe dans son actualité. L’expérience durera les dix ans que met Ulysse à retrouver Ithaque. C’est un voyage à travers des strates multiples, entre l’ici et l’ailleurs, le maintenant et l’hier, le réel et la fiction, la littérature et la photographie, la Méditerranée et un bloc de temps de 3 000 ans. A la recherche du monde, de soi et de l’autre. Cette exposition réunit pour la première fois deux ensembles : L’Autre monde (2011-2016) regroupe les épisodes de l’Odyssée qui confrontent Ulysse au nonhumain : Enfers, Sirènes, monstres et dieux… Ces photographies sont tirées en cyanotype car il n’y a pas de mot pour « bleu » dans la langue d’Homère. L’adjectif qui plus tard désignera un bleu foncé se trouve dans l’Odyssée, mais avec un autre sens : il y renvoie au monde de la Nuit, c’est-à-dire à l’Autre monde. « L’île de l’oubli », premier volet du Monde de l’autre (2016-2020) soulève les questions des migrations humaines, de l’exil et du souvenir ou de l’oubli d’où l’on vient. Naufragé et retenu sur l’île de Calypso, Ulysse a le mal du pays et pleure chaque soir en regardant la mer. Cela se serait passé près de Ceuta où d’autres gens aujourd’hui regardent vers Gibraltar : ce sont les migrants qui tentent de rejoindre l’Europe… « L’île de l’oubli » est réalisée avec le soutien du Festival Photomed.
 
 
Né à Toulouse en 1972, Michaël Duperrin vit et travaille entre Marseille et Paris. Il se tourne vers la photographie après des études de cinéma, une formation à l’atelier Reflexe, au Centre Jean Verdier et un Master 1 d’Arts Plastiques à Paris 8. A la frontière de l’intime et du mythe, ma pratique de la photographie tente de donner forme à l’invisible et à l’être, d’en faire surgir la trace, la présence. Après des études de cinéma, j’ai choisi la photographie tout en gardant la question du temps au coeur de mes préoccupations. La photographie m’a d’abord parue semblable à l’expérience d’Orphée aux Enfers. Il en ramène Eurydice au monde des vivants, mais transgresse l’interdit qui lui a été donné : alors qu’il est sur le seuil du monde des vivants, il se retourne pour la regarder. Eurydice, encore aux Enfers, redevient une ombre qui s’efface. Orphée tente de la retenir mais sa main se referme sur le vide. Pendant dix ans la photographie s’est jouée pour moi sur ce seuil entre présence et absence, passé et présent. Mes deux premiers livres ont ainsi été liés à la mort de proches. Puis, les deuils bouclés, est venu le temps de passer à autre chose. J’ai alors croisé chez Dante la figure d’Ulysse, qui résonnait pour moi avec une ancienne et profonde attirance pour la Méditerranée comme avec le besoin d’explorer le monde. C’est ainsi qu’a lentement muri le projet de refaire l’Odyssée. Ma photographie est aujourd’hui animée par un soucis croissant du réel et d’en documenter
 
 

Les autres photographes

 

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