Hélène David

Noces ou les confins sauvages

  • Lieu :

    Maison Flotte

  • Date :

    18/05 – 11/06

 

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Le royaume. ( Archipel du Frioul ). Série « Noces ou les confins sauvages »

Noces. (Méditerranée). Série « Noces ou les confins sauvages »

Noces ou les confins sauvages est un récit photographique. « Le grand libertinage de la nature et de la mer qui m’accapare tout entier » nous dit Albert Camus en 1936 dans Noces à Tipasa. Au départ du projet, la photographe Hélène David identifie dans cet essai, une expérience intime de la mer Méditerranée, peut-être partagée. « Ici aussi, aux portes de la ville, les corps se déploient, consentent à devenir perméables aux différents éléments, aquatiques, végétaux, minéraux ou organiques. Tous ces acteurs incarnent un récit fabuleux et contemporain de notre littoral. » Au cours de l’exposition, l’auteur nous convie à une traversée sensorielle du trait de côte, zone tampon entre les mondes. Ses images interrogent les interactions entre humains et non-humains, les frontières entre sauvage et péri-urbain. Une invitation à porter un autre regard sur cet espace vulnérable. Si le projet s’ancre principalement sur le littoral de la métropole marseillaise et dans le Parc national des Calanques, c’est le premier chapitre d’un travail plus vaste sur le littoral méditerranéen, autour de la relation dans le vivant de part et d’autre de ses rives. Noces et les confins sauvages est aussi un ouvrage édité par Sun/Sun, à venir à l’automne 2017. La Méditerranée est un monde en crise, au carrefour de fragilités sociétales et environnementales. L’appauvrissement de la terre et de la mer menace l’avenir des hommes qui la peuplent, creusant un peu plus les inégalités Nord- Sud. Face aux changements climatiques, aux pollutions et à l’urbanisation massive, le littoral est un espace sous pression. Dans cette période de tensions, les contributeurs de ce projet souhaitent oeuvrer pour une qualité de la relation entre les hommes et leur environnement. L’auteur invite à reconsidérer le paradigme séparant la nature de la culture. Hélène David a puisé dans sa pratique de la photographie documentaire pour nourrir un travail poétique qui questionne les relations des hommes à leur environnement. Au cours de ses travaux documentaires, Hélène a séjourné dans l’Arctique avec les Inupiaks d’Alaska et a embarqué régulièrement en haute-mer pour sa série Marins. De ces expériences immersives, elle tire d’autres manières d’identifier l’être en relation à la nature. Nourrie par la philosophie de l’écologie et par les oeuvres du Nature writing, elle souhaite aujourd’hui interroger les différentes façons dont les humains entrent en relation avec le sauvage. La série Les confins sauvages, en cours, explore l’imaginaire et les représentations du vivant en Méditerranée.
Hélène David, 36 ans est membre du collectif Argos. Photographe de presse, diplômée de l’École nationale Louis Lumière (1994), elle s’est illustrée à travers de nombreux sujet et portraits, sur le monde du travail. Elle collabore avec la presse international : Géo, Mare, Marie-claire, Le Figaro, Chasse-Marée… Depuis 2003, elle poursuit en collaboration avec le rédacteur Donatien Garnier, une série documentaire sur les marins au long cours, objet de plusieurs expositions. Avec sept autres membres du collectif Argos, Hélène David a publié récemment Réfugiés climatiques, aux éditions Infolio, ouvrage résultant de quatre ans d’enquête sur les conséquences humaines du réchauffement climatique. Elle développe aussi ses projets pour les écritures numériques comme Sportifs, petites discussions avec la douleur, série web avec Radio France. Son travail documentaire sur le littoral des Calanques fait l’objet d’un fond photographique aux Archives Départementales des Bouches-du-Rhône.

Les autres photographes

 

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