Bernard Faucon

Mes routes vidéos I, II, III

  • Lieu :

    MuCEM PROJECTIONS

  • Date :

    25/05 à 19:30

 

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Mes Routes
© Bernard Faucon

Mes Routes
© Bernard Faucon

On connaît Bernard Faucon comme un des représentants français les plus importants du genre de la « photographie-tableau ». Mises en scène, ses images obéissent à des principes de composition proches de ceux de la peinture classique. Elles parlent de l’enfance, de la fuite du temps, de l’impossibilité à approcher les êtres. Ce travail empreint de poésie, commencé au milieu des années 70, s’est achevé au milieu des années 90. Vingt années de photographie closes par une série intitulée La Fin de l’image et une grande rétrospective à la Maison européenne de la photographie. Pour autant, Bernard Faucon n’a pas abandonné la création. Il travaille désormais à une longue vidéo d’art (plusieurs heures) dans laquelle se succèdent des paysages filmés dans le monde entier : en Provence bien sûr, où il est né, mais aussi à Cuba, au Pérou, en Égypte, au Vietnam, en Corée, etc. Tantôt les plans sont fixes, tantôt ils sont en mouvement, réalisés d’une voiture en marche. D’où le titre de cette vidéo : Mes routes. Un titre qu’il ne faut pas prendre trop littéralement. Mes routes doit aussi s’entendre au sens de : mes itinéraires, les chemins que j’ai choisis. Car en même temps que défilent les images prises au fil de ses voyages, Bernard Faucon se raconte. Une voix off qui est la sienne évoque son enfance et ses amitiés : Jean- Claude Larrieu, Hervé Guibert, Christian Caujolle, Pierre Wermer, etc. Ce travail éminemment nostalgique est toujours en cours, aussi les trois vidéos présentées ici en sont-elles un avant-goût. Il est aussi au croisement des genres, comme le dit Bernard Faucon : « Plus vraiment photographe, plus ou moins vidéaste, je suis redevenu ce que j’ai toujours été, un peu poète, mu par ma seule nécessité… ».

Guillaume de Sardes

Né en Provence en 1950, Bernard Faucon, après des études de philosophie et de théologie, fut l’un des premiers artistes, à partir de 1976, à explorer l’univers de la mise en scène photographique. Son oeuvre, commencée en 1976 et volontairement suspendue en 1995, s’articule en sept grandes séries de « fictions vraies » : Les Grandes Vacances, Évolution probable du temps, Les Chambres d’amour, Les Chambres d’or, Les Idoles et Les Sacrifices, Les Écritures, La Fin de l’image ont été exposées dans le monde entier, notamment chez Léo Castelli à New York, Agathe Gaillard et Yvon Lambert à Paris.

Les autres photographes

 

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